Les écoles françaises attirent toujours plus d'étrangers

 

Conférence des Grandes ??coles

 

En 2010, la CGE a annoncé son ambition de tripler le nombre d’étudiants étrangers dans l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur français d’ici 2020. Un objectif ambitieux mais réaliste au regard des résultats de la dernière enquête menée dans 160 grandes écoles à ce sujet.

En effet, ces dernières attirent toujours plus d’étudiants étrangers. Elles en accueillaient 36 367, soit 17% de leurs effectifs en 2009-2010 (contre 27 688 étudiants en 2007-08). Les 9 000 diplômes remis en 2009-2010 prennent eux aussi une envergure internationale : environ 14% ont été délivrés au sein d’une quinzaine de campus de grandes écoles françaises implantés à l’étranger et environ 17 % sont des doubles diplômes.

 

Les étudiants d’Asie et du Maghreb sont de plus en plus nombreux à choisir la France

Les grandes écoles ont constaté une progression du nombre d’étudiants étrangers dans sa globalité avec une croissance soutenue
pour 2 grandes régions du monde.

 

> Etudiants asiatiques (de la zone Asie-Pacifique, non inclus le Moyen-Orient) 

> 9 292 étudiants (vs 4 995) soit des effectifs multipliés par 2 en 2 ans.

En France, la Chine est le deuxième pays d’origine des étudiants étrangers après le Maroc (Source Campus France Octobre 2011). En 2009-2010, les grandes écoles ont accueilli 9 292 jeunes asiatiques majoritairement chinois (5 532 vs 2 615 en 2007-2008) et indiens (1 212 vs 741 en 2007-2008). Ces derniers apprécient de plus en plus les formations en management et d’ingénieur « à la française » (culture générale et approche globale et intégrée des systèmes complexes).

En effet, ils sont 28% à recevoir un diplôme français après leur séjour dans l’hexagone (vs 20% en formation non diplômante).

 

> Etudiants en provenance du Maghreb : un effectif en nette augmentation

L’histoire, les nombreux partenariats avec les établissements du Maghreb et l’existence de classes préparatoires locales expliquent les flux entrants toujours importants : les grandes écoles françaises ont accueilli en 2009-2010 environ 7 000 étudiants de cette région du monde, soit une progression de 2 200 étudiants en deux ans. Conscients des points forts des formations « à la française », les étudiants du Maghreb privilégient davantage les formations diplômantes (25 % vs 2 % pour les non diplômantes).

Une troisième région constitue depuis plusieurs années un abondant vivier d’étudiants très attirés par la France : la zone Amérique latine et du Sud, qui a envoyé 3 455 étudiants en 2009-2010 vs 2 659 en 2007-08).

 

> A lire également :

 

L'enquête de la CGE sur les séjours (études et stages) des étudiants français à l'étranger.

 

Tendances & segmentation Ecoles d’ingénieurs / Ecoles de management

 

> La bonne réputation des écoles d’ingénieurs françaises en Asie et au Maghreb

Plus de la moitié des étudiants maghrébins et asiatiques (Asie-Pacifique, non inclus le Moyen-Orient) présents en France dans les grandes écoles sont inscrits dans les écoles d’ingénieurs (5 146 pour le Maghreb et 5 318 pour l’Asie).

Ils sont très majoritairement en formations diplômantes (4 980 pour le Maghreb et 4 967 pour l’Asie), soit en cursus ingénieur c’est-à-dire le programme principal de la grande école (respectivement 3 333 et 2 673) et en doctorat (809 pour le Maghreb et 1 010 pour l’Asie).

 

> Les écoles d’ingénieurs, très actives dans la mise en place de doubles diplômes

A ce jour, 3 142 étudiants étrangers (toutes écoles confondues) sont inscrits dans des cursus « double diplôme*» dont :

 

Origine des étudiants étrangers inscrits dans des cursus de double-diplômes

 

Les établissements européens restent les partenaires privilégiés des écoles de management françaises !

 

*les doctorats délivrés en co-tutelle, diplômes conjoints entre 2 établissements et doubles diplômes en tant que tels.

 

> Une homogénéité des pays d’origine pour les écoles de management

Les grandes écoles de commerce et de management accueillent elles aussi un grand nombre d’étudiants originaires d’Asie, (environ 3 300), mais comparativement aux écoles d’ingénieurs beaucoup plus d’étudiants européens (environ 5 000).

 

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