Des étudiants de l'ESA remportent un concours dédié aux innovations à impact
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Des étudiants de l’ESA remportent un concours dédié aux innovations à impact
Le jeudi 5 mars 2026, s'est déroulé la 15e édition du Concours Entrepreneuriat à Impact de l’ESA. Pour cette édition anniversaire, ce rendez-vous a franchi un cap important : pour la première fois, il était ouvert à l’ensemble des étudiants-entrepreneurs en France. Cette évolution confirme la place prise par ce concours dans l’écosystème de l’innovation responsable, au croisement de l’agriculture, de l’agroalimentaire, de l’environnement et, plus largement, des transitions qui redessinent les métiers de demain.
Au fil des années, ce concours s’est imposé comme un temps fort pour valoriser des projets concrets, portés par de jeunes talents qui souhaitent apporter des réponses utiles à des enjeux bien réels. En 2026, trois initiatives à impact positif mesurable ont été distinguées. Elles ont en commun d’agir de manière très opérationnelle : mieux nourrir, mieux produire, mieux soigner. Et elles montrent, chacune à leur façon, que l’entrepreneuriat étudiant peut être à la fois ambitieux, ancré dans le terrain et tourné vers l’intérêt général.
Une édition 2026 qui marque un tournant
Un concours désormais ouvert à l’échelle nationale
En ouvrant la participation à tous les étudiants-entrepreneurs de France, nous avons souhaité donner encore plus d’ampleur au Concours Entrepreneuriat à Impact. Cette ouverture nationale a permis de faire dialoguer des profils, des spécialités et des approches variées, tout en gardant un fil conducteur très clair : récompenser des solutions capables de produire un impact positif mesurable sur la planète et sur la société.
Cette dynamique correspond pleinement à la vocation de l’ESA. L'école forme des profils capables de comprendre les grandes mutations agricoles, alimentaires et environnementales, mais aussi d’agir. Dans ce cadre, l’entrepreneuriat n’est pas un sujet périphérique : il constitue l’un des leviers qui permettent aux étudiantes et étudiants de transformer une intuition en solution, une idée en usage, puis un projet en activité concrète.
Trois prix pour accélérer des projets déjà très concrets
Cette 15e édition a récompensé trois lauréats avec une dotation totale de 4 000 euros. Le premier prix s’élève à 2 000 euros, le deuxième à 1 500 euros et le troisième à 500 euros. Au-delà de l’aide financière, ces récompenses ont été pensées comme de véritables accélérateurs. Elles donnent aux porteurs de projet des moyens supplémentaires pour structurer leur démarche, tester leur solution et préparer les prochaines étapes de développement.
Dans un parcours entrepreneurial, ce type de soutien compte beaucoup. Il permet de gagner du temps, de consolider ses choix et de bénéficier d’un environnement favorable à l’expérimentation. C’est précisément ce que nous cherchons à encourager à travers ce concours : des projets utiles, crédibles et capables d’évoluer rapidement grâce à un accompagnement adapté.
L’Atelier Cicer, un premier prix au service de la transition alimentaire
Un projet imaginé par des étudiants de l’ESA
La première place a été attribuée à L’Atelier Cicer, porté par des étudiants de l’ESA.
Leur projet : développer une offre de produits déshydratés 100 % pois chiche, destinée à la restauration collective. Présenté comme une alternative végétale et sans gluten aux féculents traditionnels, ce produit s’inscrit dans une réflexion très actuelle sur l’évolution des repas servis à grande échelle, notamment dans les établissements scolaires, les restaurants universitaires et les structures de restauration d’entreprise.
Ce choix n’a rien d’anecdotique. Aujourd’hui, la restauration collective occupe une place centrale dans les transformations alimentaires. Elle représente un volume très important de repas chaque année et constitue un levier concret pour faire évoluer les pratiques, diversifier les apports et rendre l’alimentation durable plus accessible. Dans ce contexte, proposer une solution simple à déployer, pensée pour les usages professionnels et fondée sur les protéines végétales, répond à un besoin particulièrement lisible.
Une réponse concrète aux enjeux de la restauration collective
Avec L’Atelier Cicer, les étudiants lauréats s’attaquent à plusieurs enjeux en même temps.
- Le premier est nutritionnel et alimentaire : faciliter l’intégration des protéines végétales dans des repas servis en nombre.
- Le deuxième est environnemental : contribuer à faire évoluer la composition des assiettes dans un sens plus favorable à la réduction de l’empreinte carbone.
- Le troisième est opérationnel : proposer une solution compatible avec les contraintes de la restauration collective, où les questions de coût, de praticité, de conservation, de préparation et d’acceptabilité par les convives sont décisives.
Le pois chiche, au cœur du projet, s’inscrit dans cette logique de diversification des sources de protéines. En France, la restauration collective publique est déjà engagée dans cette évolution, notamment avec les obligations issues de la loi EGalim et la place accordée aux menus végétariens et aux alternatives végétales. Dans ce paysage, l’innovation portée par L’Atelier Cicer apparaît en phase avec les attentes du secteur : proposer des solutions concrètes, accessibles et adaptées aux réalités du terrain.
Un prix pour changer d’échelle
En remportant ce premier prix, l’équipe de L’Atelier Cicer bénéficie d’une dotation de 2 000 euros, mais aussi d’un an d’accompagnement au sein de notre incubateur, d’un accès à l’espace de co-working et du Laboratoire de l’initiative. Ce soutien est essentiel pour transformer un projet prometteur en solution encore plus structurée, testée et visible.
Les lauréats résument d’ailleurs très bien l’ambition qui les anime : " Recevoir ce premier prix est une immense reconnaissance pour l’Atelier Cicer. Notre ambition est de prouver que la transition alimentaire peut être à la fois gourmande et accessible à tous, notamment en restauration collective. Ce concours nous conforte dans l’idée que le pois chiche est une réponse concrète aux enjeux climatiques actuels. Grâce à ce soutien, nous allons pouvoir accélérer le déploiement de notre solution pour réduire durablement l’empreinte carbone de nos assiettes. "
Deux autres projets récompensés pour leur potentiel d’impact
Azur Ferti, deuxième prix, pour une production d’engrais azoté plus locale
Le deuxième prix a été attribué à Azur Ferti, porté par trois ingénieurs issus d’HEC Paris, d’AgroMontpellier et d’AgroParisTech. Leur objectif est de développer de petites unités locales capables de produire un engrais azoté dit " vert " à partir d’eau, d’air et de biométhane. Cette approche répond à des enjeux majeurs pour le monde agricole : la dépendance aux intrants, la volatilité des coûts et la nécessité d’imaginer des modèles de production plus résilients.
Avec une dotation de 1 500 euros et six mois d’accompagnement au sein de l’incubateur, l’équipe va pouvoir approfondir son modèle et poursuivre la structuration du projet. Azur Ferti illustre parfaitement l’intérêt d’un concours comme le nôtre : faire émerger des innovations qui ne se limitent pas à une bonne idée, mais qui cherchent déjà à apporter une réponse technique, économique et environnementale à des problématiques de fond.
Cicatriz’ette, troisième prix, entre innovation et santé du quotidien
La troisième place revient à Cicatriz’ette, imaginé par des étudiants de Polytech et de l’Université d’Angers. Le projet prend la forme d’un dispositif médical destiné à soulager l’inconfort lié aux aphtes chez les enfants et les jeunes adultes de 5 à 20 ans. Présenté sous la forme d’une sucette, il montre qu’une innovation à impact peut aussi naître à la rencontre de plusieurs disciplines, ici entre santé, usage et conception produit.
L’équipe bénéficie d’une dotation de 500 euros et de six mois d’accompagnement. Là encore, l’intérêt du concours est de donner à des projets encore jeunes les moyens de franchir une nouvelle étape. Le sujet peut sembler éloigné de l’agriculture ou de l’agroalimentaire au premier regard, mais il rappelle une réalité essentielle : l’innovation à impact est plurielle. Elle concerne les filières agricoles et alimentaires, bien sûr, mais aussi des problématiques de santé et de qualité de vie.

Des projets étudiants qui donnent du sens aux transitions
Avec L’Atelier Cicer, Azur Ferti et Cicatriz’ette, cette 15e édition met en lumière trois manières d’innover avec impact.
- Le premier projet agit sur la transition alimentaire et la restauration collective.
- Le deuxième explore de nouvelles voies pour une production d’intrants plus locale et plus sobre.
- Le troisième propose une réponse d’usage à un inconfort de santé fréquent.
Trois sujets différents, mais une même volonté : répondre à un besoin réel avec une solution concrète.
C’est aussi cela que nous voulons valoriser à l’ESA : des étudiantes et étudiants capables d’articuler expertise, créativité, sens du collectif et utilité sociale. Dans un contexte où l’agriculture, l’alimentation et l’environnement sont au cœur des grandes transitions, ces projets montrent qu’il est possible de passer rapidement de l’idée à l’action. Et c’est précisément ce qui rend l’entrepreneuriat étudiant si stimulant : il ouvre un espace où l’on peut apprendre, tester, se tromper, ajuster et construire des réponses nouvelles à des enjeux majeurs.
Sources
- Communiqué transmis par l’école / l’agence de presse
- ESA – Concours Entrepreneuriat à impact, édition 2026
- ESA – Prenez le chemin de l’entrepreneuriat avec l’ESA Angers
- ESA – Incubation : bienvenue à la nouvelle start up Vanilla Bridge !
- ESA – Ingénieur agronome ESA
- Ministère de l’Agriculture – #EGalim : depuis le 1er novembre 2019, un menu végétarien par semaine dans toutes les cantines scolaires
- ADEME – Alimentation durable : enjeux et priorités
- ADEME Infos – Avec Mon Restau Responsable®, l’ADEME fait évoluer sa cantine
