Écoles d’Ingénieurs en Sciences de la Terre

Rédacteur : Sarah-Jane MOUGEOT

Article publié ou mis à jour le :

Écoles d’Ingénieurs en Sciences de la Terre

Tout savoir sur les écoles d'ingénieurs en Sciences de la Terre

Présentation et objectifs d’une école d'ingénieurs en Sciences de la Terre

Les sciences de la Terre occupent une place stratégique dans les grandes transitions actuelles. Comprendre le sous-sol, les nappes d’eau, les risques naturels, les matériaux géologiques, les interactions entre sols, climat et activités humaines, ou encore les ressources énergétiques est devenu indispensable pour aménager les territoires, sécuriser les infrastructures et mieux protéger l’environnement. En France, 2 communes sur 3 sont exposées à au moins un risque naturel, ce qui montre à quel point les compétences en géosciences sont utiles dans la vie réelle, bien au-delà des seuls métiers de laboratoire.

Une école d’ingénieurs en Sciences de la Terre forme donc des profils capables d’observer, mesurer, modéliser, interpréter et décider. Vous y apprenez à lire un terrain, à analyser un sous-sol, à exploiter des données issues de capteurs, de cartes, de relevés de terrain, d’images satellitaires ou de campagnes géophysiques, puis à transformer ces informations en solutions concrètes. L’objectif n’est pas seulement scientifique : il est aussi opérationnel, économique, réglementaire et environnemental.

Cette spécialité recouvre un ensemble très large de domaines : géologie, géotechnique, hydrologie, hydrogéologie, géophysique, géomatique, topographie, océanographie, gestion des ressources minérales, géothermie, prévention des risques naturels, études de sols, dépollution, aménagement du territoire ou encore observation du climat et des milieux. C’est précisément cette diversité qui fait la richesse du cursus.

L’ingénieur en Sciences de la Terre peut intervenir à plusieurs étapes d’un projet. Avant un chantier, il aide à caractériser le terrain et à anticiper les contraintes techniques. Pendant l’exploitation d’une ressource, il contribue à optimiser les méthodes tout en limitant les impacts. Dans une logique de prévention, il travaille aussi sur les mouvements de terrain, les inondations, l’érosion, les cavités souterraines, la stabilité des ouvrages ou la qualité des eaux. Dans le domaine énergétique, il participe notamment à l’essor de solutions comme la géothermie.

C’est également une voie particulièrement adaptée si vous aimez les sciences appliquées. Les écoles mêlent en général observations de terrain, travaux pratiques, traitement de données, logiciels spécialisés, instrumentation, modélisation numérique et travail en équipe. Vous ne restez pas uniquement derrière un bureau : le terrain garde une vraie place, ce qui plaît beaucoup aux étudiants attirés par des études concrètes et variées.

Enfin, cette spécialité vous place au croisement de plusieurs enjeux majeurs : l’eau, les ressources, la construction, les risques, l’énergie, l’adaptation au changement climatique et la préservation des milieux. En 2023, 1 million de Français étaient chauffés ou rafraîchis par la géothermie de surface, et 73 installations de géothermie profonde de chaud et de froid étaient en fonctionnement en France. Cela illustre très bien le fait que les géosciences ne relèvent pas d’un domaine marginal : elles participent déjà à des solutions concrètes et visibles.

Pourquoi choisir cette spécialité aujourd’hui ?

Choisir une école d’ingénieurs en Sciences de la Terre, c’est vous orienter vers une spécialité utile, technique et durable. Les territoires ont besoin d’experts capables de comprendre la réalité physique des sols et du sous-sol avant de construire, réhabiliter, dépolluer, protéger ou produire. Les transitions écologique et énergétique renforcent encore cette nécessité : il faut des ingénieurs pour gérer l’eau, évaluer les aléas, sécuriser les fondations, développer des projets bas carbone, mieux exploiter les données géographiques et concevoir des solutions adaptées aux contraintes locales.

Cette voie convient bien aux étudiants qui veulent garder une forte base scientifique tout en travaillant sur des sujets concrets. Vous pourrez intervenir dans des secteurs variés : bureaux d’études, BTP, énergie, environnement, cartographie, forage, travaux publics, collectivités, recherche, services de l’État, ingénierie côtière, traitement des sols et des eaux, ou encore gestion des risques. Si vous souhaitez comparer plus largement les critères qui doivent compter dans votre réflexion, vous pouvez consulter Comment choisir une école d'ingénieurs ?.

La formation attire aussi parce qu’elle débouche sur des métiers où l’analyse scientifique a un impact immédiat. Comprendre pourquoi un terrain bouge, comment protéger une ressource en eau, où implanter un ouvrage, comment suivre l’évolution d’un réservoir, ou comment réduire la vulnérabilité d’un territoire face aux aléas naturels, ce sont des questions techniques, mais aussi très concrètes pour la société.

Si vous aimez la rigueur scientifique, les problématiques environnementales, les outils numériques, le terrain et les applications industrielles ou territoriales, cette spécialité peut vraiment vous correspondre.

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 Service d'orientation

Programmes dans une école d'ingénieurs en Sciences de la Terre

Organisation générale du cursus

Le diplôme d’ingénieur est un diplôme de niveau master et sa qualité doit être vérifiée à travers l’accréditation de la formation par la CTI*. Selon les établissements, vous pouvez rejoindre le cursus juste après le bac dans une formation en cinq ans, ou après un bac+2, bac+3 ou bac+4 dans une formation en trois ans. Dans tous les cas, la logique reste proche : un socle scientifique solide, des enseignements d’ingénierie, des projets, une ouverture à l’international, une expérience en entreprise et une spécialisation progressive.

Les référentiels officiels montrent que les formations d’ingénieurs combinent sciences de base, sciences de l’ingénieur, sciences humaines, économiques, juridiques et sociales, ainsi que les langues. Autrement dit, vous n’êtes pas formé uniquement comme un technicien du sous-sol : vous apprenez aussi à gérer un projet, travailler avec des partenaires, communiquer, respecter un cadre réglementaire et intégrer les enjeux de responsabilité environnementale.

* CTI = Commission des titres d’ingénieur.

Voie d'accès Ce qu'il faut retenir
Post-bac Parcours en 5 ans avec prépa intégrée puis cycle ingénieur
Après une CPGE Intégration en cycle ingénieur via concours et banques d'épreuves
Après BTS, BUT ou licence Admissions parallèles sur dossier, concours et parfois entretien
En alternance Voie professionnalisante surtout proposée à partir du cycle ingénieur

Enseignements des deux premières années : prépa intégrée

Dans les cursus post-bac, les deux premières années correspondent souvent à une prépa intégrée. Cette phase permet de consolider les bases qui serviront ensuite dans le cycle ingénieur. Vous y trouvez en général des mathématiques, de la physique, de la chimie, de l’informatique, de l’expression écrite et orale, de l’anglais, ainsi que des premiers enseignements en sciences de l’ingénieur.

Dans une orientation tournée vers les géosciences, ces deux années introduisent souvent très tôt des contenus liés aux sciences de la Terre : géologie générale, minéralogie, cartographie, systèmes d’information géographique, mécanique, environnement, observation des milieux, statistiques, géomatique, premiers relevés ou sorties de terrain. L’idée n’est pas de vous spécialiser trop vite, mais de vous donner des repères concrets avant les choix d’options ou de parcours.

La prépa intégrée plaît généralement aux étudiants qui veulent avancer dans un cadre lisible, avec des projets et une montée en compétence progressive. Si vous hésitez entre cette formule et une autre voie d’accès, vous pouvez lire Écoles d'ingénieurs post-bac : quels avantages ?.

Enseignements du cycle ingénieur

Le cycle ingénieur approfondit ensuite les contenus scientifiques et professionnels. Vous travaillez sur la caractérisation des sols et des roches, la mécanique des terrains, l’hydrologie, l’hydrogéologie, la géophysique, la modélisation, la télédétection, la géostatistique, la géomatique, l’analyse de données, la cartographie avancée, les méthodes de forage, la géotechnique, les risques naturels, les études d’impact, les ressources énergétiques et minérales, ou encore la gestion de l’eau.

Les formations récentes accordent aussi une place croissante aux outils numériques. Vous pouvez être amené à utiliser des logiciels de traitement de données spatiales, de modélisation 3D, de calcul scientifique, de simulation d’écoulements, d’analyse géophysique, de photogrammétrie, voire des données issues de drones ou d’images satellitaires. Le lien entre géosciences et numérique est aujourd’hui très fort.

Au-delà du contenu scientifique, le cycle ingénieur comprend aussi des enseignements de gestion de projet, d’économie, de droit, de responsabilité sociétale, de communication, d’innovation et parfois d’entrepreneuriat. C’est important, car les métiers visés demandent souvent de dialoguer avec des clients, des entreprises de travaux, des collectivités, des experts réglementaires ou des équipes pluridisciplinaires.

Exemples de compétences développées

À la fin du cursus, vous devez être capable de mobiliser des connaissances scientifiques solides, mais aussi de conduire une mission complète. Concrètement, une école d’ingénieurs en Sciences de la Terre vous apprend à :

Spécialisations possibles

Les écoles n’emploient pas toutes les mêmes intitulés, mais les spécialisations rencontrées tournent généralement autour de grands blocs. Vous pourrez par exemple retrouver des parcours orientés vers la géotechnique, les risques naturels, l’eau et les nappes, les ressources minérales, l’énergie, la géothermie, la géophysique appliquée, la géomatique, l’ingénierie côtière, l’environnement, les sites et sols pollués, ou les données numériques appliquées aux géosciences.

Cela permet de construire un projet cohérent selon vos goûts. Si vous aimez le lien avec le chantier et les ouvrages, l’interface avec le Écoles d'ingénieurs en BTP et Génie Civil peut être très intéressante. Si vous souhaitez explorer une porte d’entrée plus courte vers le domaine, vous pouvez aussi découvrir :

L’international dans une école d’ingénieurs en Sciences de la Terre

L’ouverture internationale fait partie des attentes de la formation d’ingénieur. La CTI impose une expérience en entreprise et une mobilité à l’étranger, même si les modalités précises varient selon les écoles. Dans la pratique, cela peut prendre la forme d’un semestre académique, d’un stage, d’un projet, d’une mission de terrain ou d’un double diplôme.

Cette dimension est particulièrement cohérente avec les sciences de la Terre, car les problématiques sont rarement limitées à une seule échelle locale. Les ressources, les bassins sédimentaires, les zones côtières, les risques, l’océan, l’atmosphère ou la gestion de l’eau se comprennent souvent mieux avec une approche internationale. Les opportunités de carrière hors de France existent donc réellement pour les profils compétents, mobiles et à l’aise en anglais.

Le niveau d’anglais attendu est élevé, avec en général un objectif compatible avec l’exercice du métier, la lecture de documentation scientifique et la communication en contexte professionnel. Certaines écoles proposent aussi des cours ou projets en anglais.

Stages, terrain et projets

Les stages occupent une place essentielle. Ils vous permettent de passer progressivement de l’observation à la mise en responsabilité. En début de cursus, vous découvrez surtout les réalités du terrain, du laboratoire, du chantier ou de l’organisation d’une structure. Ensuite, les missions deviennent plus techniques : études de sols, campagnes de mesures, traitement de données, suivi de chantier, modélisation hydrogéologique, cartographie, diagnostics environnementaux, ou participation à des projets de recherche appliquée.

Le stage de fin d’études, souvent long, vous place généralement sur une mission d’ingénieur à part entière. C’est un moment décisif, car vous devez démontrer votre capacité à analyser un besoin, construire une méthode, produire des résultats exploitables et les présenter de manière professionnelle.

En parallèle, la pédagogie par projet est fréquente. Vous pouvez travailler en groupe sur des cas réels : stabilité d’un site, caractérisation d’une ressource, cartographie d’une zone, aide à la décision pour un aménagement, étude environnementale, ou suivi d’un aléa naturel. Cette approche est précieuse, car elle vous rapproche du fonctionnement des métiers visés.

Dimension-Ingénieur pour trouver plus vite la bonne voie

Quand vous cherchez une école d’ingénieurs, vous pouvez vite perdre beaucoup de temps à comparer des spécialités, des niveaux d’admission, des statuts, des rythmes d’études et des modalités d’inscription. Le service d'orientation de Dimension-Ingénieur vous aide justement à aller plus vite et plus juste. En quelques secondes, vous pouvez identifier les formations qui correspondent réellement à votre profil, à votre niveau d’études et à votre projet, puis entrer en contact avec les bons établissements.

C’est aussi un gain de temps important par rapport aux salons. Un salon peut être utile pour découvrir un secteur, mais il reste ponctuel, parfois fatigant, et ne permet pas toujours de comparer calmement toutes les options. Avec le service d'orientation, l’accompagnement est personnalisé : il s’adapte à votre dossier, vous aide à cibler les formations accessibles, à préparer vos vœux sur Parcoursup, à mieux comprendre les admissions parallèles, et à repérer aussi les établissements privés qui recrutent en dehors de Parcoursup. Vous allez donc plus rapidement vers les informations utiles, sans multiplier les démarches.

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Intégrer une école d’ingénieurs en Sciences de la Terre

Admissions selon le niveau d’entrée

Toutes les écoles ne recrutent pas au même moment du parcours. Certaines proposent une admission juste après le bac, d’autres recrutent principalement après deux années de classe préparatoire ou via des admissions parallèles. Il faut donc bien vérifier le niveau d’entrée, les attendus scientifiques, le mode de sélection et le rythme de formation.

Intégrer une école d’ingénieurs en Sciences de la Terre post-bac

Après le bac, l’admission se fait le plus souvent via Parcoursup, sur dossier et selon les écoles avec entretien ou épreuves complémentaires. Les profils scientifiques sont naturellement favorisés, mais certaines formations peuvent aussi accueillir des candidats technologiques lorsque les attendus sont bien couverts et que le dossier est cohérent.

Si vous envisagez cette voie, il faut regarder de près le niveau scientifique demandé, la place accordée aux projets, aux sorties de terrain, aux langues, à l’international et à l’alternance éventuelle. Le post-bac convient bien à des étudiants qui veulent un cursus structuré et progressif.

Intégrer une école d’ingénieurs en Sciences de la Terre après une prépa

La classe préparatoire reste une grande voie d’accès vers les formations d’ingénieur. Pour les sciences de la Terre, la filière BCPST* occupe une place très importante, notamment pour les concours tournés vers la géologie, l’eau et l’environnement. Les filières MP, PC, PSI ou PT peuvent aussi ouvrir des portes selon les formations visées.

Le concours G2E constitue un repère central pour les étudiants issus de BCPST qui ciblent les géosciences, l’eau ou l’environnement. Si vous êtes concerné par cette stratégie, vous pouvez consulter :

Pour une vision plus large des banques d’épreuves et des concours, vous pouvez aussi lire Concours communs après une prépa ingénieur.

* BCPST = Biologie, Chimie, Physique et Sciences de la Terre.

Intégrer une école d’ingénieurs en Sciences de la Terre après bac+2/3/4 (BTS, BUT...)

Après un BTS, un BUT ou une licence

Les admissions parallèles sont également fréquentes. Elles permettent à des étudiants ayant déjà validé un parcours scientifique ou technique de rejoindre le cycle ingénieur. Selon les cas, le recrutement se fait sur dossier, concours, entretien, ou combinaison de ces modalités.

Les profils issus d’un BTS, d’un BUT ou d’une licence doivent vérifier les prérequis disciplinaires : mathématiques, physique, mécanique, sciences de la Terre, chimie, environnement, géomatique, ou traitement de données selon la spécialité visée. Un parcours court très cohérent avec le domaine peut par exemple être BTS Géologie appliquée.

Cette voie est souvent intéressante pour les étudiants qui ont mûri leur projet après le bac et souhaitent intégrer une école avec un profil déjà plus spécialisé ou professionnalisé.

Après un bac+4

Certaines écoles ouvrent aussi des admissions à des candidats ayant déjà validé un niveau avancé dans l’enseignement supérieur scientifique. Cela peut concerner des étudiants ayant acquis des bases solides en géosciences, environnement, mécanique, physique ou génie civil. L’objectif est alors d’intégrer un cycle plus avancé lorsque les compétences déjà acquises sont jugées compatibles.

Qualités recommandées pour réussir

Pour vous épanouir dans cette spécialité, il est préférable d’aimer :

Il faut aussi être rigoureux, curieux et capable de relier plusieurs disciplines. En sciences de la Terre, un bon raisonnement naît souvent du croisement entre mesures, contexte géologique, réglementation, contraintes économiques et besoins opérationnels.

École d’ingénieurs en Sciences de la Terre en alternance

L’alternance existe aussi dans ce domaine, surtout à partir du cycle ingénieur. Elle permet d’acquérir une expérience professionnelle forte tout en poursuivant les enseignements académiques. C’est une très bonne solution si vous souhaitez vous confronter tôt aux réalités du terrain, du bureau d’études, du suivi de projet ou du fonctionnement d’une structure publique ou privée.

Le rythme demande cependant de l’organisation. Vous devez être capable de tenir les attentes de l’école et celles de l’entreprise en parallèle. En contrepartie, vous gagnez en expérience, en lisibilité sur votre projet et souvent en employabilité. Pour approfondir ce sujet, vous pouvez consulter Le cursus d'ingénieur en alternance.

Les structures d’accueil possibles sont variées : bureaux d’études, entreprises de travaux, exploitants de ressources, sociétés d’ingénierie environnementale, laboratoires, collectivités, services spécialisés sur l’eau, les sols, les risques ou les infrastructures.

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Débouchés après une école d’ingénieurs en Sciences de la Terre

Poursuite d'études

Après le diplôme, plusieurs prolongements sont possibles. Vous pouvez choisir un double diplôme, une spécialisation complémentaire, un Mastère Spécialisé, ou un doctorat si vous souhaitez vous orienter vers la recherche ou l’expertise très pointue. Cette poursuite d’études peut être pertinente si vous ciblez un domaine précis comme l’énergie, la data appliquée, l’environnement, la géotechnique avancée ou la gestion de projets complexes.

Si vous vous intéressez à la logique des formations de spécialisation post-master, vous pouvez consulter Mastère Spécialisé (MS) et MSc : différences et admissions.

Métiers accessibles

Les métiers sont nombreux et couvrent un spectre très large. Selon votre parcours et votre spécialisation, vous pourrez viser par exemple des fonctions de géologue, ingénieur géotechnicien, hydrogéologue, ingénieur environnement, ingénieur en géophysique, ingénieur SIG, ingénieur en étude de sols, chargé d’affaires, ingénieur de forage, ingénieur risques naturels, ingénieur en géothermie, ingénieur en traitement et interprétation de données géoscientifiques, ou encore ingénieur d’études dans le domaine de l’eau.

Vous pouvez aussi évoluer vers le conseil, la conduite de projet, l’expertise technique, la recherche appliquée, la maîtrise d’ouvrage ou l’ingénierie territoriale. Les fiches RNCP de plusieurs diplômes du domaine montrent bien que ces formations ne se limitent pas à un seul métier : elles préparent à conduire des études, piloter des projets, gérer des risques, suivre des infrastructures et intégrer les enjeux sociétaux et environnementaux.

Insertion professionnelle et salaire

L’insertion des ingénieurs reste globalement favorable. Les chiffres de l’enquête IESF publiée en 2024 montrent 149 760 recrutements d’ingénieurs en 2023 et 46 500 ingénieurs diplômés sur la même période. Pour les moins de 30 ans, le salaire médian indiqué dans cette enquête atteint 43 000 € brut. Ces chiffres concernent l’ensemble des ingénieurs et non uniquement les géosciences, mais ils donnent un cadre utile pour situer la dynamique générale du marché.

Dans les Sciences de la Terre, la rémunération dépend beaucoup du secteur, du type de structure, de la spécialisation, du niveau de responsabilité, du terrain, de la mobilité géographique et de l’international. Les écarts peuvent être importants entre un poste d’expertise en bureau d’études, une activité liée à l’énergie, un emploi en recherche publique ou une fonction sur projet industriel à forte contrainte technique.

Repère Chiffre officiel
Communes exposées à au moins un risque naturel en France 2 sur 3
Français chauffés ou rafraîchis par la géothermie de surface 1 million
Installations de géothermie profonde de chaud et de froid en fonctionnement 73
Recrutements d’ingénieurs en France en 2023 149 760
Salaire médian des ingénieurs de moins de 30 ans 43 000 € brut

Ces repères montrent surtout une chose : les compétences d’ingénierie liées aux sols, à l’eau, aux risques et aux ressources répondent à des besoins durables. C’est un domaine où la technicité reste déterminante.

Débouchés à l’international

Les géosciences s’exercent facilement à l’international, car les problématiques sont présentes partout : eau, énergie, risques, ouvrages, ressources, littoral, sols, urbanisation, observation des milieux. Les opportunités existent dans les bureaux d’études internationaux, les groupes industriels, les structures de conseil, les organismes scientifiques, les projets d’infrastructures ou les exploitations liées aux ressources.

La mobilité internationale peut être un vrai accélérateur de carrière, à condition d’avoir un bon niveau d’anglais et une capacité d’adaptation. L’expérience internationale durant les études prépare justement à cette réalité.

FAQ

Qu'est-ce qu'une école d'ingénieurs en Sciences de la Terre ?
C’est une formation d’ingénieur qui prépare à comprendre, analyser et exploiter de façon responsable les milieux géologiques, hydrologiques et géophysiques, avec des applications dans l’environnement, l’énergie, l’eau, les risques naturels ou les infrastructures.

Quelle différence entre géologie et sciences de la Terre ?
La géologie fait partie des sciences de la Terre. Les sciences de la Terre couvrent plus largement l’étude du sous-sol, de l’eau, des risques, des ressources, de l’atmosphère, des milieux naturels et des outils associés à leur observation et à leur modélisation.

Peut-on intégrer ce type d’école juste après le bac ?
Oui. Certaines formations recrutent en post-bac, généralement via Parcoursup, avec une prépa intégrée avant le cycle ingénieur.

La prépa BCPST est-elle la seule voie après une classe préparatoire ?
Non. Elle est particulièrement adaptée aux géosciences, mais d’autres filières scientifiques peuvent aussi permettre d’intégrer certaines formations selon les recrutements et les spécialités visées.

Peut-on entrer après un BTS, un BUT ou une licence ?
Oui. Les admissions parallèles sont fréquentes, à condition d’avoir un dossier cohérent avec les attendus scientifiques et techniques de la formation.

Y a-t-il du terrain pendant les études ?
Oui. Les sorties de terrain, campagnes de mesures, stages, travaux pratiques et projets appliqués occupent une place importante dans cette spécialité.

Quels sont les débouchés principaux ?
Vous pouvez travailler dans les études de sols, la géotechnique, l’hydrogéologie, l’environnement, la géophysique, la géothermie, la cartographie, les risques naturels, les infrastructures ou la recherche.

L’alternance existe-t-elle dans les Sciences de la Terre ?
Oui, surtout dans le cycle ingénieur. Elle permet de renforcer l’expérience professionnelle, avec un rythme exigeant mais très professionnalisant.

Faut-il être très bon en mathématiques ?
Il faut avoir un niveau solide en mathématiques et en sciences, car le cursus mobilise aussi la physique, la mécanique, les statistiques, le traitement de données et la modélisation.

Comment choisir la bonne école pour cette spécialité ?
Il faut vérifier l’accréditation du diplôme, la voie d’accès, les contenus réellement proposés, la place du terrain, les stages, l’international, l’alternance éventuelle et la cohérence globale avec votre projet.

Sources

  • Commission des titres d’ingénieur, FAQ
  • Commission des titres d’ingénieur, Références et orientations – 2024 – Référentiel
  • Commission des titres d’ingénieur, Fiche thématique "Ouverture internationale : mobilités internationales, doubles diplômes et cursus conjoints"
  • Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Les formations d’ingénieur
  • France Compétences, fiche RNCP "Titre ingénieur - spécialité Géosciences et Environnement"
  • France Compétences, fiche RNCP "Ingénieur diplômé en géosciences"
  • SCEI, statistiques BCPST
  • Parcoursup, formations d’ingénieur
  • Géorisques, portail d’information sur les risques
  • BRGM, dossier "Froid renouvelable : les géothermies au cœur des défis climatiques"
  • IESF, 35e enquête – synthèse des résultats – édition 2024
  • Dimension-Ingénieur, Comment choisir une école d'ingénieurs ?
  • Dimension-Ingénieur, Écoles d'ingénieurs post-bac : quels avantages ?
  • Dimension-Ingénieur, Prépa BCPST : programme, concours et débouchés
  • Dimension-Ingénieur, Concours G2E : le guide complet
  • Dimension-Ingénieur, Intégrer une école d'ingénieurs après sa prépa
  • Dimension-Ingénieur, Concours communs après une prépa ingénieur : le guide
  • Dimension-Ingénieur, Le cursus d'ingénieur en alternance
  • Dimension-BTS, BTS Géologie appliquée
  • Dimension-Commerce, Mastère Spécialisé (MS) et MSc : différences et admissions
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