Ecole Centrale de Pékin : Création d'un Laboratoire International Associé franco-chinois

 


Création d’un LIA, labellisé CNRS à l’Ecole Centrale de Pékin

Laboratoire International Associé franco chinois,

De la recherche universitaire à l’écoute des besoins industriels

 


Les représentants du Groupe des Ecoles Centrales (Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Paris), de l’Université Beihang et du CNRS entérinent aujourd’hui la création du volet recherche de l’Ecole Centrale de Pékin, avec la création du Laboratoire International Associé en Mécanique, Matériaux, Contrôle et Science de l'Information franco chinois (LIA2MCIS).
 
Les LIA sont des instruments créés par le CNRS et développés avec ses partenaires pour impulser et structurer des recherches collaboratives avec l’étranger.
 
Avec l’enseignement et l’immersion professionnelle, la recherche est un des piliers fondamentaux du modèle centralien. A ce titre, toutes les Ecoles Centrales hébergent sur leur campus des laboratoires, labellisés CNRS, reconnus mondialement.
 
Une dynamique qui explique que le LIA2MCIS (Laboratoire International Associé en Mécanique, Matériaux, Contrôle et Science de l'Information) occupera une place majeure en Chine.
 
Des enseignants chercheurs français et chinois, habitués à décliner les besoins de recherche des entreprises et à les traiter dans des laboratoires universitaires, y sont d’ailleurs déjà associés. En effet, après la création de Centrale Pékin en 2005, les acteurs de la recherche de l’Université Beihang et du Groupe des Ecoles Centrales et du CNRS se sont régulièrement rencontrés pour structurer et formaliser les projets de coopération scientifique entre la France et la Chine, autour de trois champs disciplinaires principaux : mécanique, matériaux, contrôle et science de l’information.
 
Ce LIA LABELLISÉ CNRS représente l’aboutissement logique et structuré d’un partenariat innovant. Il promet de :
  • compléter l’enseignement dispensé auprès des élèves ingénieurs chinois,
  • proposer aux entreprises des applications innovantes dans les domaines du transport, et plus particulièrement de l’aéronautique, de l’énergie et de l’environnement,
  • octroyer définitivement le label « Centrale » à l’Ecole Centrale de Pékin.
Outre les doctorants qui travailleront sur les projets d’ores et déjà pressentis à ce jour, les meilleurs étudiants de la première promotion diplômée de Centrale Pékin, attendue en 2011, les rejoindront au sein de cette nouvelle entité, pour laquelle des scientifiques de 15 laboratoires sous cotutelle CNRS sont dores et déjà impliqués.
 
Tous les détails pratiques sur : http://beihang-workshop-2010.ec-lyon.fr
 
 

Le LIA2MCIS

 
 
Avec la signature du "Laboratoire International Associé en Matériaux, Mécanique, Contrôle et Science de l’Information" (LIA2MCIS), labellisé CNRS, l’Ecole Centrale de Pékin entérine aujourd’hui la création de son volet recherche.

Avec l’objectif commun d’ouvrir un cadre de coordination d’activités de recherche entre des partenaires chinois et français, ce LIA labellisé CNRS vise dans un premier temps trois champs disciplinaires principaux : Mécanique, Matériaux, Contrôle et Science de l’Information. Ces trois champs sont par ailleurs au coeur de la recherche développée au sein des Ecoles Centrales et de l’Université Beihang.


Une organisation bilatérale


Ce LIA LABELLISÉ CNRS franco-chinois sera placé sous l’égide de 4 tutelles :
 
pour la France :
  • le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS),
  • le groupe des Ecoles Centrales (ECs)
pour la Chine :
  • le Laboratoire National d’Aéronautique et d’Astronautique (NLAA) de Chine, tutelle d’Etat dotant le laboratoire de 200 000 euros supplémentaires,
  • l’Université d’Aéronautique et d’Astronautique de Pékin (BUAA),
 
Dans un premier temps, le laboratoire s’appuiera sur les équipements des 5 Ecoles Centrales françaises comme sur ceux de l’Université Beihang.


La concrétisation

 
Suite aux 3 précédents Entretiens pour la Recherche Centrale???Beihang organisés en 2007, 2008 et 2009, près d’une vingtaine de projets ont déjà émergé en lien avec les thématiques de recherche définies.

L’objectif pour les partenaires est ainsi de développer un laboratoire de référence en Sciences de l’Ingénieur, en associant des projets scientifiques qui impliquent à la fois les laboratoires de l’Université Beihang et ceux des Ecoles Centrales.

Les projets de recherche seront initiés par des doctorants, post???doctorants et chercheurs ouverts à des collaborations avec des entreprises, en particulier celles qui soutiennent déjà l’Ecole Centrale de Pékin. De grands groupes industriels se montrent d’ores et déjà intéressés notamment dans l’aéronautique, un des secteurs majeurs sur lesquels le laboratoire pourra apporter des résultats concrets.

Dès 2011, après les 6 années de cursus, les futurs diplômés de Centrale Pékin, seront donc prioritaires pour devenir les doctorants et futurs enseignants à L’Ecole Centrale de Pékin (24 postes leur sont ouverts par l’Université BUAA).
 
 

Le rôle des Ecoles Centrales et de l’Université Beihang

 

Tutelles du futur laboratoire LIA2MCIS, le groupe des Ecoles Centrales et l’Université Beihang placent déjà depuis longtemps la recherche au coeur même de leur cursus.
 

Les Ecoles Centrales : la légitimité d’un groupe puissant

 
Au total, les 5 Ecoles Centrales : Lille, Lyon, Marseille, Nantes et Paris représentent plus de 6 000 élèves ingénieurs et près de 650 doctorants. Elles comptent parmi les plus grandes écoles d’ingénieurs françaises. Leur positionnement fort en termes de recherche et de politique internationale les pousse aujourd’hui, après l’ouverture de la première école d’ingénieurs en Chine basée sur le modèle français, à créer le laboratoire LIA2MCIS au sein de l’Ecole Centrale de Pékin.
 
Avec 27 départements de recherche (« laboratoires »), pour la plupart labellisés CNRS et 3 LIA (Laboratoires Internationaux Associés : Corée, Japon, Canada), le groupe fait figure de leader avec une qualité de résultat dont peu d’écoles peuvent se prévaloir. Entre recherche fondamentale et recherche appliquée (150 thèses et 1 100 publications internationales par an et des liens avec les plus grands industriels), le groupe des Ecoles Centrales a depuis longtemps déjà su sensibiliser ses élèves à des projets de recherche.
 
Une sensibilisation qui s’est aussi développée à l’international. Avec :
  • plus de 40 nationalités différentes,
  • un quart d’étudiants étrangers,
  • 160 accords d’échange avec des universités partenaires dans le monde
  • 20% de double - diplômes.
 

L’Université Beihang, l’élite chinoise


Née en 1952 et d’abord tournée vers les sciences aérospatiales, l’Université Beihang a depuis évolué vers un enseignement et une recherche multidisciplinaires en sciences de l’ingénieur. C’est l’une des plus importantes universités en matière d’éducation et de formation de haut niveau et de recherche scientifique en Chine.

L’université compte ainsi :
  • 53 laboratoires, dont 7 laboratoires essentiels (1 laboratoire national et 6 « state key laboratories »),
  • 360 professeurs seniors de toutes disciplines ainsi qu’environ 700 professeurs associés,
  • plus de 10 000 étudiants de Master, doctorat et post-doctorat.
 
Plus de 1 900 publications et un chiffre d’affaires annuel d’environ 100 millions d’euros en font une référence au niveau international.

Comme les Ecoles Centrales, l’Université Beihang a également su, de son côté, développer son image à l’international en envoyant des étudiants poursuivre leur cursus à l’étranger. Une dizaine de ses étudiants sont ainsi régulièrement en thèse dans les Ecoles Centrales en France.
 

Une coopération d’avenir

 
Voilà donc plus de 10 ans que l’Université Beihang et le groupe des Ecoles Centrales, du fait de leurs similitudes, ont entamé une solide coopération, débutée par des échanges d’étudiants au niveau du master et de chercheurs confirmés, puis par des cotutelles de travaux de doctorat.

C’est aujourd’hui dans une logique d’amplification et de structuration de leur partenariat que les établissements mettent en commun leurs moyens pour créer un nouveau laboratoire. Un moyen également de réunir des cultures, des compétences et des champs de recherche complémentaires.
 
 

Le rôle du CNRS

 
Le statut de « Laboratoire international associé » (LIA) a été créé par le CNRS pour renforcer les collaborations de recherche internationales. En s’appuyant sur les Ecoles Centrales, il a souhaité formaliser les collaborations impulsées à leurs côtés avec l’Université Beihang en créant le Laboratoire International Associé en Mécanique, Matériaux, Contrôle et Science de l'Information franco-chinois (LIA2MCIS) dont il est cotutelle.

 

Le CNRS à l’international

 
Avec plus de 32 000 personnes, un budget 2009 de 3,367 milliards d'euros et une implantation sur l'ensemble du territoire national, le CNRS est le premier organisme de recherche publique français. Il exerce son activité dans tous les champs de la connaissance, en s'appuyant sur plus de 1 200 unités relevant de dix Instituts. Le CNRS génère en moyenne 25 000 publications scientifiques par an dans des revues internationales de haut niveau. Plus de la moitié est cosignée avec au moins un laboratoire étranger. Muni de dispositifs tournés vers l’international, il compte notamment 275 programmes internationaux de coopération scientifique, 90 groupements de recherche internationaux, 18 unités mixtes internationales, 8 bureaux permanents répartis dans le monde et 89 laboratoires internationaux associés (LIA).
 

Le LIA : un outil CNRS pour des recherches collaboratives avec l’étranger


Le statut de « Laboratoire international associé » a été créé par le CNRS pour impulser et structurer des travaux de recherche menés en collaboration avec des laboratoires étrangers. Il s’agit d’un « laboratoire sans mur », sans personnalité juridique. Les laboratoires associés au sein d’un LIA mettent en commun, pendant une durée de 4 ans éventuellement renouvelable une fois, des ressources humaines et matérielles pour réaliser, avec une « valeur ajoutée », un programme défini conjointement. Chaque LIA reçoit des moyens spécifiques (équipement, fonctionnement, missions, postes de chercheurs associés, etc.) du CNRS et des institutions partenaires.
 

La co-tutelle CNRS du LIA2MCIS


Le CNRS est co-tutelle du LIA2MCIS aux côtés des 5 Ecoles Centrales et de l’Université Beihang. Une quinzaine de laboratoires CNRS sont impliqués dans ce laboratoire international. Ce LIA est rattaché à l’Institut des sciences de l'ingénierie et des systèmes (INSIS) qui fédère au sein du CNRS les thématiques relevant des sciences et technologies des automatismes, des signaux et des systèmes électroniques et photoniques, ou encore des sciences et technologies de la mécanique, de l’énergie et des procédés. Cela représente plus d’une centaine de laboratoires, 7 Unités Mixtes Internationales et 14 LIA. Le LIA2MCIS répond au souhait du CNRS de renforcer ses
collaborations avec l’Université Beihang et le National Chinese Laboratory of Aeronautics and Astronautics autour d’applications innovantes en transport, aéronautique, énergie et environnement.
 

L’Ecole Centrale de Pékin

 
Avec la signature du "Laboratoire International Associé en Matériaux, Mécanique, Contrôle et Science de l’Information" (LIA2MCIS), l’Ecole Centrale de Pékin entérine aujourd’hui la création de son volet recherche.

Avec pour vocation de former des ingénieurs de haut niveau qui :
  • acquièrent une culture internationale,
  • bénéficient plus spécifiquement d’une double culture sino-française,
  • peuvent, grâce à un double diplôme, faire valoir une double compétence : celle d’Ingénieur Centralien,généraliste capable de piloter des projets pluridisciplinaires et celle de spécialiste de la discipline d’un Master choisie à Beihang par l’élève.
 
Centrale Pékin accueille aujourd’hui près de 600 élèves - ingénieurs (soit en moyenne chaque année, 120 élèves recrutés parmi l’élite des élèves chinois) dans un bâtiment de 7 700 m2 au coeur du campus de Beihang.
 
Pendant 6 ans, les cours sont majoritairement dispensés en français et en chinois (mais également en anglais pour certains) dès le cycle préparatoire et pendant les 3 phases du cursus :
  • une année d’apprentissage intensif de la langue française,
  • deux années de classes préparatoires à la française pour les enseignements scientifiques,
  • trois ans de cycle ingénieur (tronc commun généraliste de 2 ans et une 3ème année d’approfondissement d’un domaine précis).
 
Enfin, cet enseignement est complété par une ouverture sur la culture française, qui se prolonge pour certains par un séjour dans une des Ecoles Centrales en France. La première promotion de « Centraliens » Pékin est attendue en juin 2011. Immédiatement intégrables dans les entreprises françaises, occidentales ou chinoises, on retrouvera ces ingénieurs de haut niveau aussi bien dans des fonctions R&D que d’organisation, de direction ou de finance et ce, que ce soit dans l’industrie, les services ou encore au sein d’instances publiques.

Parallèlement, fidèle à la longue tradition de collaboration entre les Ecoles Centrales et les entreprises, Centrale Pékin a, dès son ouverture, signé des partenariats privilégiés avec le monde des entreprises : Safran, Total, Schlumberger, Electricité de France, Orange, la Société Générale, Alstom, PSA Peugeot Citroën, Ernst & Young, Arcelormittal et EADS , ainsi que COMAC (société chinoise de grand avion), sont engagées à ses côtés.
 
 

 

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